RE 2020

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4 décembre 2020

RE 2020 : une réglementation pour généraliser l’éco-construction

 

 

Le secteur du bâtiment, en France, est l’un des plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. La phase de construction d’un bâtiment neuf représente, à elle seule, entre 60 à 90% de son impact carbone total. Un bilan carbone lourd qui faisait pressentir l’urgence d’une réglementation pour le secteur du bâtiment. Aujourd’hui, ce processus de « décarbonisation » est sérieusement amorcé par la Réglementation Environnementale 2020 (RE 2020), dont l’arrêté a été mis en consultation en décembre 2020 et sera publié dans sa presque totalité au 1er trimestre 2021. Bien que l’entrée en vigueur de la RE 2020 soit prévue pour l’été prochain, sa mise en application sera progressive et s’étalera jusqu’en 2030. Trois étapes phares seront toutefois établies avec un rehaussement des exigences, en 2024, 2027 et, enfin, 2030. Pour la fin de la décennie, les autorités ambitionnent de réduire l’impact carbone du secteur du bâtiment à plus de 30%.

Disparition du chauffage exclusivement au gaz, systèmes de construction bas carbone, favorisation de matériaux bio-sourcés…le secteur traditionnel du bâtiment, notamment celui reposant sur le béton et le métal, est en voie d’être profondément chamboulé par la stricte feuille de route de la RE 2020.

Comprendre la RE 2020

Madame Barbara Pompili, Ministre la Transition écologique, et Madame Emmanuelle Wargon, Ministre déléguée auprès de la ministre de la Transition écologique, ont annoncé les mesures principales de la RE 2020, laquelle ambitionne d’aller plus loin que l’actuelle RT2012 dont l’objectif quasi exclusif est de réduire la consommation énergétique.

La sobriété énergétique

L’un des premiers objectifs sera la baisse de la consommation énergétique des bâtiments neufs car, pour reprendre les mots du communiqué officiel du Ministère de la Transition Ecologique, « la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas ». La RE2020 prévoit de bannir les chauffages utilisant des énergies fossiles pour favoriser le recours à la chaleur renouvelable (pompe à chaleur, biomasse etc.). Parallèlement, il sera question d’accroître la performance de l’isolation des logements via le renforcement de l’indicateur de besoin bioclimatique déjà prévu dans la RT2012.

Diminuer l’impact carbone de la construction des bâtiments

S’attaquer à l’impact carbone des constructions neuves revient à étudier scrupuleusement l’ensemble des émissions du bâtiment sur tout son cycle de vie et ce dès la phase de construction. Un indicateur carbone dynamique sera d’ailleurs mis en place afin de fixer un seuil en termes d’émissions de CO2. Une remise en question des méthodes de construction sera nécessaire en favorisant, entre autres, la construction avec des matériaux biosourcés capables de stocker le carbone pendant toute la durée de vie du bâtiment à l’instar du bois.

Garantir la fraîcheur en cas de grande chaleur

Avec le réchauffement climatique, les épisodes de canicule risquent d’être récurrents dans les années à venir. La RE 2020 entend garantir la construction de logements confortables en période de vague de chaleur.

Woodeum acteur de la construction en bois massif

Face aux enjeux du réchauffement climatique et à la multiplication des catastrophes environnementales, il devient plus qu’essentiel de repenser les bâtiments neufs d’aujourd’hui sous le prisme de l’éco-construction et de la durabilité.

Dès ses débuts en 2014, Woodeum s’est engagé à construire avec un matériau bio-sourcé, durable, renouvelable et recyclable : le bois massif. Le matériau bois, dont Woodeum renforce les propriétés naturelles avec la technologie CLT (Cross Laminated Timber = Bois laminé croisé), offre de nombreux avantages sur le plan technologique et écologique :

  • Une très faible empreinte carbone : le gain carbone d’un logement BBCA en bois massif CLT de 60m2 est d’environ 30 tonnes par rapport aux solutions traditionnelles

 

  •  Rapidité de construction : les éléments de bois CLT sont préalablement préparés en usine avant d’être acheminés et assemblés sur le chantier. Il en découle une phase de gros œuvre grandement raccourcie, de 6 mois en moyenne.

 

  • Chantiers secs et peu énergivores : sur le chantier, les éléments de bois CLT sont assemblés à sec avec un usage extrêmement faible de ressources naturelles non renouvelables (eau, sable) et avec très peu de nuisances pour les riverains.

 

  • Un confort thermique unique : En période de canicule et du fait des épisodes de chaleur de plus en plus fréquents, la construction bois massif CLT apporte une réponse efficace pour le bien-être des résidents puisque la chaleur emmagasinée durant la journée est rapidement libérée pour assurer des nuits plus fraîches.

Aujourd’hui, Woodeum, acteur leader de la construction bois & bas carbone, a déjà mis en travaux et livrés plus de 1700 logements et 2 hôtels et a déjà plus de 2500 logements en cours de développement.

Avec l’amorce de la RE 2020 et face à l’urgence climatique, Woodeum se félicite du tournant décisif que s’apprête à prendre le secteur de la construction. Promoteur pionnier dans la construction en bois massif en France, Woodeum espère une démocratisation du recours à des matériaux biosourcés à faible empreinte carbone. Certes, il faudra des années pour mesurer tout l’efficacité de la nouvelle réglementation et certains aspects demeurent un peu flous, mais on peut se féliciter d’une chose : l’éco-construction gagne en légitimité et en terrain.