RE 2020

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4 décembre 2020

RE 2020 : une réglementation pour généraliser l’éco-construction

 

 

Le secteur du bâtiment, en France, est l’un des plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. La phase de construction d’un bâtiment neuf représente, à elle seule, entre 60 à 90% de son impact carbone total. Un bilan carbone lourd qui faisait pressentir l’urgence d’une réglementation pour le secteur du bâtiment. Aujourd’hui, ce processus de « décarbonisation » est sérieusement amorcé par la Réglementation Environnementale 2020 (RE 2020), dont l’arrêté a été mis en consultation en décembre 2020 et sera publié dans sa presque totalité au 1er trimestre 2021. Bien que l’entrée en vigueur de la RE 2020 soit prévue pour l’été prochain, sa mise en application sera progressive et s’étalera jusqu’en 2030. Trois étapes phares seront toutefois établies avec un rehaussement des exigences, en 2024, 2027 et, enfin, 2030. Pour la fin de la décennie, les autorités ambitionnent de réduire l’impact carbone du secteur du bâtiment à plus de 30%.

Disparition du chauffage exclusivement au gaz, systèmes de construction bas carbone, favorisation de matériaux bio-sourcés…le secteur traditionnel du bâtiment, notamment celui reposant sur le béton et le métal, est en voie d’être profondément chamboulé par la stricte feuille de route de la RE 2020.

Comprendre la RE 2020

Madame Barbara Pompili, Ministre la Transition écologique, et Madame Emmanuelle Wargon, Ministre déléguée auprès de la ministre de la Transition écologique, ont annoncé les mesures principales de la RE 2020, laquelle ambitionne d’aller plus loin que l’actuelle RT2012 dont l’objectif quasi exclusif est de réduire la consommation énergétique.

La sobriété énergétique

L’un des premiers objectifs sera la baisse de la consommation énergétique des bâtiments neufs car, pour reprendre les mots du communiqué officiel du Ministère de la Transition Ecologique, « la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas ». La RE2020 prévoit de bannir les chauffages utilisant des énergies fossiles pour favoriser le recours à la chaleur renouvelable (pompe à chaleur, biomasse etc.). Parallèlement, il sera question d’accroître la performance de l’isolation des logements via le renforcement de l’indicateur de besoin bioclimatique déjà prévu dans la RT2012.

Diminuer l’impact carbone de la construction des bâtiments

S’attaquer à l’impact carbone des constructions neuves revient à étudier scrupuleusement l’ensemble des émissions du bâtiment sur tout son cycle de vie et ce dès la phase de construction. Un indicateur carbone dynamique sera d’ailleurs mis en place afin de fixer un seuil en termes d’émissions de CO2. Une remise en question des méthodes de construction sera nécessaire en favorisant, entre autres, la construction avec des matériaux biosourcés capables de stocker le carbone pendant toute la durée de vie du bâtiment à l’instar du bois.

Garantir la fraîcheur en cas de grande chaleur

Avec le réchauffement climatique, les épisodes de canicule risquent d’être récurrents dans les années à venir. La RE 2020 entend garantir la construction de logements confortables en période de vague de chaleur.

Woodeum acteur de la construction en bois massif

Face aux enjeux du réchauffement climatique et à la multiplication des catastrophes environnementales, il devient plus qu’essentiel de repenser les bâtiments neufs d’aujourd’hui sous le prisme de l’éco-construction et de la durabilité.

Dès ses débuts en 2014, Woodeum s’est engagé à construire avec un matériau bio-sourcé, durable, renouvelable et recyclable : le bois massif. Le matériau bois, dont Woodeum renforce les propriétés naturelles avec la technologie CLT (Cross Laminated Timber = Bois laminé croisé), offre de nombreux avantages sur le plan technologique et écologique :

  • Une très faible empreinte carbone : le gain carbone d’un logement BBCA en bois massif CLT de 60m2 est d’environ 30 tonnes par rapport aux solutions traditionnelles

 

  •  Rapidité de construction : les éléments de bois CLT sont préalablement préparés en usine avant d’être acheminés et assemblés sur le chantier. Il en découle une phase de gros œuvre grandement raccourcie, de 6 mois en moyenne.

 

  • Chantiers secs et peu énergivores : sur le chantier, les éléments de bois CLT sont assemblés à sec avec un usage extrêmement faible de ressources naturelles non renouvelables (eau, sable) et avec très peu de nuisances pour les riverains.

 

  • Un confort thermique unique : En période de canicule et du fait des épisodes de chaleur de plus en plus fréquents, la construction bois massif CLT apporte une réponse efficace pour le bien-être des résidents puisque la chaleur emmagasinée durant la journée est rapidement libérée pour assurer des nuits plus fraîches.

Aujourd’hui, Woodeum, acteur leader de la construction bois & bas carbone, a déjà mis en travaux et livrés plus de 1700 logements et 2 hôtels et a déjà plus de 2500 logements en cours de développement.

Avec l’amorce de la RE 2020 et face à l’urgence climatique, Woodeum se félicite du tournant décisif que s’apprête à prendre le secteur de la construction. Promoteur pionnier dans la construction en bois massif en France, Woodeum espère une démocratisation du recours à des matériaux biosourcés à faible empreinte carbone. Certes, il faudra des années pour mesurer tout l’efficacité de la nouvelle réglementation et certains aspects demeurent un peu flous, mais on peut se féliciter d’une chose : l’éco-construction gagne en légitimité et en terrain.

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27 novembre 2020

« Make Friday Green Again », est un clin d’œil d’opposition face aux initiatives commerciales favorisant une frénésie de consommation telles que le « Black Friday ». Plus qu’une boutade, le « Make Friday Green Again » est un véritable mouvement porté, en France, par près de 1000 marques engagées en faveur d’une consommation raisonnée, moins impactante sur le plan environnemental et social. Alors que les scientifiques alertent sur la nécessité de limiter le réchauffement climatique à 1,5 ° avant 2030, il devient urgent de redonner du sens à la consommation. Devenir un « consom’acteur » et non plus un simple consommateur, voilà le postulat du mouvement et de ceux qui le soutiennent.

Consommation à outrance, accumulation d’objets de tous types, course aux rabais pour collectionner toujours davantage…les modes de consommation actuels peuvent rapidement devenir frénétiques et négligent un aspect fondamental : l’impact de chaque produit consommé sur l’environnement et sur le réchauffement climatique. Par ailleurs, cette surconsommation va de pair avec une surproduction tout aussi délétère pour l’environnement et dont les émissions en CO2 sont aussi colossales.

Et s’il était envisageable de consommer moins et mieux en privilégiant ce dont on a besoin ?

D’abord, quelques chiffres évocateurs :

  • Plus de 70% des Français souhaitent changer totalement leur manière de consommer
  • 77% des Français associent le « Black Friday » à une « opération contribuant à la surconsommation »

Une conscience accrue de la nécessité de réinsuffler du sens dans la consommation se fait sentir. Cela vaut tout autant pour les loisirs que pour le fait de se vêtir, de se nourrir…mais aussi de se loger. L’habitat est aussi au cœur de ces interrogations car, il ne faut pas l’oublier, le secteur de la construction est l’un des plus polluants en France.

En termes d’habitation éco-responsable et durable, le secteur de l’immobilier est face à de profondes mutations. Certes, celles-ci s’opèrent lentement, mais elles commencent à s’ancrer doucement dans le paysage urbain. Dans ce paysage, Woodeum s’avance comme un promoteur pionnier et avant-gardiste. Dans son ADN, lors de sa création, en 2014, Woodeum a pris l’engagement de construire la ville en réduisant au maximum son empreinte carbone et en utilisant au maximum une matière première renouvelable, le bois.

Spécialiste dans la construction bas carbone en structure bois massif CLT, Woodeum ne se démarque pas seulement sur la scène immobilière actuelle, il affirme, par le choix du matériau bois, un engagement fort en faveur de la préservation de l’environnement. Dans une volonté de pousser son engagement toujours plus loin, Woodeum vise la labellisation BBCA (Association pour le développement des Bâtiments Bas Carbone) pour 100% de ses résidences.

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30 octobre 2020

Au vu des circonstances actuelles et suite aux dernières annonces gouvernementales, Woodeum ferme l’accès au public de ses points de vente jusqu’à nouvel ordre. Nous souhaitons vous rassurer sur la mobilisation de l’ensemble de l’équipe Woodeum à rester opérationnel auprès de vous, même en cas de confinement. Toute l’équipe Woodeum s’inscrit pleinement dans la démarche de solidarité nationale. Nous savons pouvoir compter sur votre soutien et votre compréhension en cette période inédite, comme vous pouvez compter sur notre engagement dans la concrétisation de votre projet immobilier. Nous nous sommes organisés pour être en mesure de continuer à vous accompagner et d’assurer à distance la continuité de l’information et de la relation commerciale. Nos conseillers commerciaux sont à votre disposition du mardi au samedi de 10h à 18h par téléphone, mail et visioconférences.

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22 octobre 2020

[Les Jeudis de l’Archi] WOA : l’atelier d’architecture qui sublime le bois

 

Ils sont tombés amoureux du matériau bois ; Woodeum aussi.

Voilà les prémices de la rencontre entre Woodeum et l’Atelier WOA, agence d’architecture fondée en 2011 et orientée vers la conception de bâtiments en bois. Leur nom l’indique déjà si bien car, en anglais, il n’est autre que « Wood Oriented Architecture ». L’atelier rassemble divers talents autour de la construction en bois et embrasse des projets axés sur le développement durable et l’usage de matériaux renouvelables.

C’est autour de cette passion commune, de cette conscience écologique commune que Woodeum et WOA ont collaboré ensemble. Idésia, édifiée à Saint-Denis, ou encore Oléa, située à Pantin, sont des programmes immobiliers résidentiels en cours de travaux qui témoignent d’un savoir-faire architectural remarquable.

Comment concilier urbanisme et enjeux environnementaux ? Comment construire la ville de demain tout en considérant la problématique du réchauffement climatique et tout en prenant en compte notre responsabilité vis-à-vis des générations actuelles et futures ? Autant de questions qui devraient se poser pour tout constructeur et promoteur immobilier. Pour Woodeum, la réponse est claire : utiliser le bois massif comme matériau de construction et sortir de la culture du béton. Et, pour ce faire, nous sommes toujours ravis de collaborer avec des architectes de talent.

Retrouvez l’interview de Samuel Poutoux et Marc-Henri Maxit, respectivement architecte et économiste en construction bois chez WOA.

 

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5 octobre 2020

Albizzia : la nouvelle architecture en bois massif qui bouscule Lyon Confluence

 

Le quartier d’affaires lyonnais, Confluence, verra s’édifier un projet d’envergure en bois massif signé Woodeum et UTEI. Ce vaste programme est lauréat de l’appel d’offres pour l’îlot C2 sud de Lyon Confluence, situé à l’angle des rues Smith et Montrochet. Albizzia prend place sur le site d’une ancienne halle du marché de gros et devrait être livrée à la rentrée 2022.

Avec nos confrères d’UTEI, nous avons imaginé et voulu Albizzia comme un projet précurseur dans le secteur, avec l’ambition de mettre à l’honneur la construction bas carbone et de magnifier ce matériau bio-sourcé qu’est le bois.

Un ensemble en bois massif inédit à Lyon

Cet ensemble majoritairement conçu en bois massif est une première pour la presqu’île lyonnaise et pour le quartier. L’œuvre est tout aussi inédite pour Woodeum qui foule pour la première fois le territoire lyonnais. Albizzia s’articule autour de 4 bâtiments dont se détache une impressionnante tour s’élevant sur 16 étages d’une hauteur de 53 m. Le tout couvre une surface totale de 13 850 m² dont 4 250 m² de locaux tertiaires et 900 m² de commerces (commerces, services et artisanat). En termes d’habitations, 114 logements sont prévus avec 26% de locatif social (gestion par Batigère).

On doit cette conception aux talentueux architectes Hardel et Le Bihan et Insolites. Le bois massif, bien qu’il soit le matériau principal et porteur de l’édifice, épouse d’autres matériaux comme la brique, la faïence ou encore la terracotta. Cette association confère aux bâtiments un relief intéressant et des nuances chromatiques particulièrement belles. Le bois sera davantage visible à l’intérieur assurant ainsi aux occupants un confort tout aussi matériel qu’esthétique.

Ce qu’en disent les architectes…

Construit en bois, l’îlot répond à l’ambition d’un quartier bas carbone et à la rapidité de mise en œuvre attendue autour du bâtiment scolaire. Les quatre édifices déclinent des enveloppes minérales blanches mettant en valeur la végétalisation du cœur d’îlot. La création de volumes simples oblige une attention radicale sur la matérialité et les détails architecturaux, en faveur de la pérennité des constructions.

Hardel et Le Bihan, architectes

Un projet bas carbone

Albizzia portera le label BBCA, soit le label de référence pour mesurer l’empreinte carbone de la phase construction à la phase exploitation. On mesure le gain carbone de ce projet à 6 000 tonnes de CO2. Ce chiffre est équivalent à 106 années de consommation usuelle d’un ménage dans un logement du même type.

Woodeum & UTEI : une collaboration exaltante en faveur du bas carbone

Ce projet ambitieux est, avant tout, la rencontre entre deux promoteurs, deux expertises et deux visions architecturales complémentaires. Alors que Woodeum insuffle son savoir dans la construction en bois massif CLT et bas carbone, UTEI intervient comme un promoteur local riche d’un savoir-faire de plus de 60 ans.

Albizzia s’inscrit dans la continuité d’Hypérion, autre projet immobilier en bois édifié par Woodeum à Bordeaux et affichant une tour de plus de 50 m de hauteur. Hypérion et Albizzia découlent d’une volonté de bousculer les modes de construction traditionnels et d’œuvrer pour un urbanisme bas carbone. L’un comme l’autre se veulent comme un témoignage des possibilités architecturales offertes par le matériau bois. Car, oui, le bois massif permet d’édifier des bâtiments de plusieurs mètres de hauteur et ce dans une alliance parfaite entre robustesse et éco-conception. Woodeum a cette profonde conviction que l’on peut construire et dessiner les villes sans faillir à un devoir de conscience écologique et environnementale.

 

 

 

 

 

 

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18 septembre 2020

[Les actualités de l’immobilier neuf] Le prolongement de la loi Pinel et du PTZ

Que les investisseurs et les futurs propriétaires se réjouissent : les dispositifs Pinel et PTZ sont prolongés jusqu’en 2022. Ces aides, qui constituent un coup de pouce non négligeable pour les acquéreurs, devaient expirer en 2021. La nouvelle, annoncée par la Ministre Déléguée au logement il y a quelques jours, a été saluée par la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI). Dans un contexte sanitaire où le marché immobilier a connu quelques bouleversements, cette annonce tombe à point. Le secteur des logements neufs était en attente de mesures officielles pour soutenir son expansion qui répond, par ailleurs, à une réelle demande du marché.

Le dispositif Pinel et le PTZ en bref

L’immobilier neuf présente de multiples avantages financiers et fiscaux et, parmi ceux-là, on peut compter la loi Pinel et le prêt à taux zéro (PTZ). La première est destinée aux investisseurs désireux de réduire leurs impôts, le second est réservé aux primo-accédants. Pour le Pinel autant que pour le PTZ, un certain nombre de conditions s’appliquent aux acquéreurs et les modalités diffèrent en fonction des zones géographiques et des revenus fiscaux des foyers. D’une année à l’autre, quelques variations peuvent survenir en termes de zonage ou de plafonnement des ressources.

La loi Pinel

Le dispositif de défiscalisation Pinel vise avant tout à dynamiser la construction de logements neufs et à répondre à une demande croissante d’habitations. Le principe ? L’acquéreur s’engage à louer son logement en-deçà des prix exercés sur le marché et ce pour une durée de 6, 9 ou 12 ans. Son locataire doit, par ailleurs, répondre à des conditions de plafonnement de revenus. Dans le cadre de cet engagement, l’acquéreur peut bénéficier d’une économie sur impôt allant jusqu’à 63 000€. L’investissement en Pinel permet, de ce fait, de se constituer un patrimoine tout en allégeant l’effort financier investi.

Le prêt à taux zéro (PTZ)

Le PTZ est un prêt impliquant zéro intérêt, soit un prêt gratuit. Il vient en complément d’un prêt principal et peut couvrir jusqu’à 40% du prix de l’acquisition. Outre ces avantages, il offre la possibilité d’un remboursement différé. L’acquéreur concentre ainsi, dans un premier temps, son effort financier sur le remboursement de son prêt principal avant d’entamer, 5 à 15 ans plus tard, le remboursement de son PTZ. Ce dispositif a été mis en place par l’état afin de faciliter l’accès à la propriété pour les ménages à revenus modestes à moyens. On estime, par ailleurs, à 80% le nombre de ménages pouvant prétendre au prêt à taux zéro.

Le contexte de financement des projets immobiliers devrait donc rester très favorable si les taux d’intérêt restent bas comme actuellement. Plus spécifiquement en Ile de France, acheter ou investir est très attractif actuellement puisque certaines villes situées près des futurs aménagements du Grand Paris devraient voir la valeur patrimoniale de leurs logements augmenter. Ainsi, Clichy-la-Garenne peut être un excellent placement au carrefour des bassins d’emplois de Paris et La Défense. La ville de Meudon, quant à elle, offre un cadre de vie plus « vert », des surfaces plus généreuses et des extérieurs. Faire le choix d’un appartement bois & bas carbone Woodeum, c’est faire un choix réfléchi respectueux de l’environnement, avec tous les avantages du neuf et encore plus, avec le charme et le confort d’une structure en bois massif CLT : qualité d’air plus saine, luminosité, confort acoustique & thermique inégalés offrant de vraies économies en termes de dépenses énergétiques.

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10 septembre 2020

[Les Jeudis de l’Archi] Jean-Paul Viguier, une créativité prolifique 

 

Jean-Paul Viguier peut se targuer de la reconnaissance de ses pairs et d’une renommée internationale. Basé à Paris, il exerce en tant qu’architecte-urbaniste depuis le milieu des années 70. Aujourd’hui, c’est au sein de l’agence éponyme « Viguier Architecture Urbanisme Paysage » (anciennement Jean-Paul Viguier et Associés), qu’il dirige une équipe multigénérationnelle et cosmopolite de 150 personnes. Woodeum a eu le plaisir d’associer sa vision de l’urbanisme à celle de l’architecte pour édifier des constructions en bois bas carbone.

Entre les Beaux-Arts et Harvard

Doublement diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et de l’Université de Harvard aux Etats Unis, Jean-Paul Viguier compte à son actif de nombreuses réalisations phares tantôt auréolées de prix et tantôt saluées par l’ensemble de la profession.
Son talent s’exprime tout aussi bien dans des œuvres de restauration du patrimoine que dans des créations extrêmement audacieuses. Le parcours de Jean-Paul Viguier se construit d’ailleurs autour d’une réflexion constante sur le rapport entre patrimoine et architecture contemporaine.

Il y a chez lui, et chez ceux qui l’accompagnent, une volonté perpétuelle de bâtir une véritable culture de lieu et de révéler une harmonie urbaine. Cette dernière trouve son expression dans des réalisations qui parviennent à répondre à la fois aux évolutions de la ville et à l’identité de son environnement, sans faillir à une exigence en termes de développement durable et de bien-être humain. Outre l’impétueux talent de l’architecte, c’est sans doute pour cela que Woodeum apprécie tout particulièrement de collaborer avec Jean-Paul Viguier.

Quand Viguier signe des réalisations Woodeum

Hypérion, plus haute tour d’habitations en structure bois en France et Grand Prix National des Pyramides d’Or 2019, est l’œuvre d’une collaboration entre Woodeum et Jean-Paul Viguier. C’est à Bordeaux, dans le quartier de la Gare Saint-Jean, que s’élèvera en 2021 cette impressionnante tour de 55 mètres de haut. La tour, avec ces lignes boisées, sera l’un des premiers édifices visibles en sortie de gare. Ce projet intervient dans le cadre d’un programme de rénovation urbaine d’envergure dans la métropole bordelaise. Hypérion, qui tient son nom du plus grand arbre au monde et dont les formes esquissent la forme d’un navire, accueille 98 logements essaimés sur 16 étages. La structure en bois CLT, qui comprend autant les planchers que les séparations verticales, assure sécurité et modularité à l’ensemble de l’édifice. Avec Hypérion, la construction bois bas-carbone prend indéniablement une hauteur inégalée !

Cap sur les hauteurs de Bry-sur-Marne, en Île-de-France, où la rencontre entre Woodeum et Jean-Paul Viguier donne naissance à Abélia, labélisée BBCA excellence. L’architecte a imaginé des toitures en zinc plissées en origami. On retrouve d’ailleurs cette esthétique si particulière dans les façades nord des bâtiments. La résidence, réalisée en bois massif CLT, dévoile un cadre intimiste où se dressent trois élégants bâtiments. L’ensemble comprend 90 logements que l’on a dotés de généreux espaces extérieurs entre jardins privatifs, terrasses et balcons. Ici, le bois fait écho à l’environnement du parc des Coudrais limitrophe du projet.

Ces œuvres architecturales qui marquent les mémoires

Les distinctions de Jean-Paul Viguier en disent long sur une carrière et une œuvre remarquables : Membre de la Commission supérieure des monuments historiques, Officier de la Légion d’honneur, Commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres, Chevalier de l’ordre national du Mérite, Fellow de l’American Institute of Architects , pour ne citer que celles-là.

C’est à Viguier qu’on doit la restauration du site du Pont du Gard (Vers-Pont-du-Gard), fameux aqueduc romain classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco ou encore la création du Musée Archéologique présent sur le même site. A Paris, il réalise l’Ambassade et le Centre Culturel du Canada et aménage le Parc André-Citroën. Toujours en région parisienne, dans le quartier de La Défense, il érige la Tour Cœur Défense et la Tour Majunga. Les toulousains lui doivent le Muséum d’Histoire Naturelle. A l’étranger, les œuvres abondent : McNay Art Museum au Texas et Sofitel Water Tower à Chicago (États-Unis), des tours de bureaux à Rabat et Casablanca (Maroc) et à Budapest (Hongrie), sans compter l’historique Pavillon de la France à l’Exposition Universelle de Séville. Encore une fois, cette liste est loin d’être exhaustive.

Les œuvres architecturales de Jean-Paul Viguier témoignent d’une créativité prolifique et d’une polyvalence à toute épreuve. Après Hypérion et Abélia, nous espérons de futures collaborations avec l’architecte pour magnifier la construction bas carbone.

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3 septembre 2020

Rendez-vous mercredi 16 septembre à 18h pour notre webconférence exclusive !

Nous vous présenterons en direct & en avant-première notre nouvelle résidence « Sylva » à Meudon !

 

À deux pas de la forêt de Meudon, « Sylva » se situe dans l’écoquartier de la pointe de Trivaux, projet récompensé pour ses qualités écologiques et son caractère innovant.

Comme toutes les résidences Woodeum, « Sylva » vous promet une faible empreinte carbone dans le respect de l’environnement. Vous bénéficierez d’un confort d’habitat inégalé acoustique et thermique grâce au procédé de construction en bois massif CLT.

Au sein d’une architecture élégante et épurée, nous vous proposons des logements, allant du studio au 5 pièces, aux espaces de vie chaleureux, sains et lumineux. De plus, le charme du bois dès l’entrée dans la résidence et à l’intérieur de votre appartement* ne vous laissera pas indifférent.

Choisir un logement en bois massif CLT, c’est choisir un nouvel art de vivre bon pour vous, pour vos proches et pour la planète.

Nous vous attendons nombreux lors de notre webconférence en amont du lancement du 19 septembre.

Pour en savoir plus sur Sylva : http://bit.ly/Inscription_Sylva

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2 juillet 2020

[Les Jeudis de l’Archi] Interview exclusive de Nicolas Laisné

Pour cette nouvelle édition des Jeudis de l’Archi, nous avons souhaité interviewer Nicolas Laisné, brillant architecte avec lequel Woodeum a eu le plaisir de collaborer à maintes reprises pour la réalisation de résidences en bois massif bas carbone. Dans cet échange, que vous pourrez également retrouver en version vidéo et en podcast, Nicolas Laisné revient sur son parcours, sur son partenariat avec Woodeum, sur les spécificités de la construction en bois et sur sa vision de l’architecture d’aujourd’hui et de demain.

Vous pouvez également retrouver l’intégralité de l’interview en podcast : 

Depuis vos premiers pas en tant qu’architecte, l’immobilier a-t-il évolué ? Quel regard posez-vous sur ces changements ?

Oui, c’est vrai que l’immobilier change beaucoup. J’aime bien dire que les architectes sont là pour dessiner des bâtiments qui accompagnent au mieux les changements sociétaux. Et, aujourd’hui, on ne manque pas de changements tant sur le plan économique que sur le plan de l’habitation. Cela pose beaucoup de questions dans le rapport aux bâtiments et à la façon de les concevoir. Les choses changent donc très vite et force est de le constater depuis mes débuts, il y a une quinzaine d’années.

Aujourd’hui, qu’est ce qui a changé dans la manière d’aborder de nouveaux projets en termes humains ?

Aujourd’hui, ce qui a beaucoup changé dans la manière de concevoir les bâtiments, c’est la présence et la participation de différents acteurs : le maître d’ouvrage évidemment, l’architecte, les futurs utilisateurs, les ingénieurs etc. Autant de personnes qui vont nous aider à mieux comprendre la façon dont vont être abordés le bâtiment et son environnement. De ce fait, la première chose avant de répondre à une question donnée – parce que chaque bâtiment est une question – est de monter une bonne équipe, une équipe qui soit cohérente. Il s’agit là du premier geste architectural. C’est un travail collaboratif entre maîtrise d’ouvrage, le client donc, et l’architecte. Et je dois dire que c’est pour cela que j’apprécie beaucoup de travailler avec Woodeum. Nous avons une très bonne synergie ; on partage les mêmes points de vue sur la façon de travailler, et c’est un aspect très important.

Racontez-nous votre première rencontre avec Woodeum…

J’ai rencontré Guillaume Poitrinal au tout début de Woodeum. Woodeum était à l’époque une toute petite start-up. J’étais impressionné par le parcours de Guillaume et intéressé par cette envie de construire en bois massif & bas carbone. A l’époque, nous venions de réaliser à Nice, avec Dimitri Roussel qui était mon associé, un bâtiment de bureaux très adapté aux enjeux climatiques. Nous sommes donc allés voir Guillaume pour lui présenter notre projet. L’architecture lui avait plu et il voulait savoir si on pouvait faire cette architecture en bois avec beaucoup de balcons, beaucoup de circulations extérieures. Nous avons répondu par la positive et c’est comme ça que les choses ont commencé.

Il s’agissait de votre 1er projet en structure bois CLT ou aviez-vous déjà eu l’opportunité d’en construire ?

Le 1er bâtiment que j’ai fait dans ma vie était un bâtiment en bois : c’était une grande maison nichée au milieu d’une forêt. C’est quelque chose pour lequel j’ai beaucoup d’appétence. J’avais déjà d’autres projets en bois dans mes demandes, dont un bâtiment de bureaux à Bordeaux. Mais, il est vrai que ce qui m’intéresse particulièrement avec Woodeum, c’est l’ambition première de faire baisser le bilan carbone et d’utiliser le bois. Il n’y a pas de concessions possibles en cours de projet. Cela donne une discipline de projet pour arriver à relever les challenges et à avancer. C’est très intéressant de travailler avec un nouveau promoteur innovant qui a cette exigence de départ. C’est, par ailleurs, une demande qui se développe beaucoup.

Le partenariat avec Woodeum n’est-il pas un peu particulier en ce sens où notre expertise est dans l’ingénierie et dans la structure de bâtiments en bois massif CLT ?

Tout à fait, c’est vrai que le CLT est une originalité de Woodeum. Et il est très intéressant d’avoir un maître d’ouvrage expert sur une technique et qui ne se substitue pas pour autant au bureau d’études. Maîtriser sa technique, être en connaissance de ce qu’on fabrique mais en même temps s’entourer de l’expertise d’autres bureaux d’études pour travailler sur chaque projet. C’est en cela que j’apprécie le travail avec une société comme Woodeum. C’est cette grande technicité, ce savoir-faire sur le CLT qui est un matériau de grande qualité. Cela donne une exigence qui correspond bien à ce que je veux faire.

Face à un partenaire à la technicité pointue tel que Woodeum, ne vous sentez vous pas brider dans votre liberté architecturale ?

Non, au contraire. Ce qui permet à la liberté architecturale de s’exprimer, c’est d’avoir des interlocuteurs d’un très bon niveau, qui répondent à nos demandes de façon très professionnelle et avec expertise. J’évoquais, tout à l’heure, l’importance du montage des équipes au démarrage des projets. Il est essentiel de travailler dans un environnement où on partage les mêmes ambitions, la même demande de qualité et c’est une exigence que je retrouve dans la démarche de Woodeum.

Le bas carbone…légitime et nécessaire, d’autant plus qu’il tend à devenir obligatoire ?

Oui, on s’est beaucoup focalisé sur le fait de baisser le bilan carbone dans l’usage des bâtiments en faisant moins attention à la façon dont ils étaient construits. Aujourd’hui, à juste titre, il commence à y avoir des réglementations sur la phase de construction pour baisser le bilan carbone d’un bâtiment. Cela correspond à près de la moitié de la facture carbone sur 30 ans de vie d’un bâtiment. Le bois est évidemment une très bonne solution pour baisser cette facture carbone.

Comment avez-vous abordé esthétiquement les projets  Woodeum ? Nous pensons, notamment à Tilia ou Althéa à Vélizy …

Chaque projet est une réponse circonstanciée à son environnement et impliquent des esthétiques très différentes. Dans le cas de Tilia, ce petit bâtiment se situe à Vélizy, dans un environnement de bâtiments assez hétérogènes et modernes. On a voulu, dans ce quartier qui était déjà constitué, réaliser un bâtiment qui se démarque par sa rondeur, par sa douceur et aussi par son matériau. On voit beaucoup le bois dans les sous-faces des balcons et dans plusieurs parties du bâtiment. Je trouvais cela intéressant de faire un bâtiment qui se distingue de l’esthétique environnante.

Concernant le projet Althéa, qui se trouve avenue Morane Saulnier, à Vélizy, le projet a été abordé différemment, il a été travaillé à plusieurs architectes : François Leclercq, Dimitri Roussel et moi-même. Dans des ensembles plus grands et des opérations très importantes comme celle-ci, ce qui est intéressant c’est de faire travailler plusieurs architectes qui vont dialoguer, faire des propositions différentes, pour bâtir une ville qui soit vivante et qui ait une esthétique plurielle. Je pense que c’est ainsi que l’on arrive à faire des quartiers neufs qui sont agréables à vivre.

Et les architectes sont-ils habitués à travailler ensemble ?

Oui, c’est devenu naturel pour eux. C’est une demande qui est actuellement très forte. Cela fait quelques années qu’on leur demande de travailler ensemble, en dialogue, d’apporter des complémentarités de vue sur la ville. Par exemple, l’intérêt dans cette opération Woodeum à Vélizy, c’est qu’on a pu travailler ensemble au début de la conception et qu’on a pu instaurer un dialogue au moment de concevoir les bâtiments. Je trouve cela intéressant que l’on ait actuellement, dans la fabrique de la ville, des macros lots qui permettent de travailler ensemble au moment du concours et au moment de l’esquisse. Cela donne des quartiers « riches » architecturalement, avec des bâtiments différents, sans qu’il y ait une seule vision d’architecte. Je pense que c’est vraiment vecteur de qualité dans la ville.

Est-ce que les projets architecturaux doivent être mixtes associant davantage logements, bureaux et commerces ?

Tout à fait. On observe que les bâtiments de bureaux, deviennent de plus en plus confortables, avec des espaces extérieurs. C’est d’ailleurs ce que je propose car je sens que c’est une tendance de fond. On a fait, avec Woodeum – W02, des projets comme Woodwork ou Arboretum à Nanterre, qui ressemblent finalement de plus en plus à des bâtiments de logements parce qu’ils ont tout ce confort autour d’eux. Les bâtiments de logements, d’un autre côté, deviennent de plus en plus comme des bâtiments d’activité : on y travaille, on y fait garder ses enfants etc. J’en viens à me demander s’il ne faudrait pas faire des bâtiments qui soient totalement mixtes, ce qui voudrait dire qu’il faudrait faire évoluer les règles de construction car aujourd’hui elles incitent à calibrer les bâtiments en fonction de leur programme. Faire évoluer ces règles permettrait de faire des bâtiments mixtes et de laisser aux personnes qui les utilisent beaucoup plus de latitude ; c’est très important.

Vous avez été primé, dernièrement, pour l’Arbre Blanc (Montpellier). Que ressent un architecte lorsqu’on qualifie son bâtiment d’un des plus beaux au monde ?

Cela fait plaisir, c’est sûr. C’est un projet qu’on a vraiment créé à 8 mains : Manal Rachdi, Dimitri Roussel, Sou Fujimoto et moi-même. Déjà, il y a une sorte d’originalité à faire ce bâtiment à plusieurs. On a voulu faire un bâtiment de logements qui soit marquant, chose rare car, en général, on considère que les bâtiments de logements doivent faire « profil bas ». Je pense que le but a été atteint puisqu’il a l’air d’avoir une certaine renommée. Il y a un certain enthousiasme autour du bâtiment, en tout cas l’enthousiasme d’un certain nombre d’internautes puisqu’on a reçu un prix qui s’appelle « ArchDaily », fruit du vote de 80 000 personnes. On était « heureusement » étonnés. Pour moi, c’était le symbole que ce but était atteint, qu’on avait réussi à faire un bâtiment de logements qui soit marquant esthétiquement mais aussi dans son usage, car on propose un usage très particulier des terrasses et des balcons dans ce bâtiment.

Dans votre carrière d’architecte, quels sont les projets qui ont pu vous inspirer ?

Il y a des bâtiments que je porte beaucoup dans mon cœur. Ils sont situés en Inde du Nord où j’ai travaillé. En me promenant dans ces régions, j’ai découvert des bâtiments très étonnants : des puits. En Inde, il pleut beaucoup mais pendant très peu de temps. On creusait ces puits, mais on les architecturait, comme des terrasses en escaliers qui descendent dans la terre. Et c’est le lieu où on allait chercher l’eau. Cela créait aussi une climatisation naturelle. Certains d’entre eux datent du 9ème siècle, et je trouve cela très beau d’avoir quelque chose qui soit le plus usuel possible et qui, malgré tout, a une esthétique extrêmement forte. Du fait de faire un puits, on finit par faire une place publique tempérée. Ceci est un bon exemple de ce que je veux réaliser.

Après cette période inédite pour tous…comment appréhendez-vous l’architecture de demain ?

Ce que nous apprend cette période (de confinement), c’est qu’on va devoir, dans un futur très proche voire au présent, s’adapter à l’imprévisible. Les bâtiments doivent pouvoir être très agiles. Ma recommandation est de faire des bâtiments qui ne soient pas bloqués, qui puissent s’adapter rapidement à de nouvelles problématiques. Pour les bureaux, les espaces extérieurs sont très prisés en ce moment. Notre projet commun, WoodWork, à Saint-Denis, favorise les circulations à l’extérieur et à l’intérieur du bâtiment. Cela permet de faire rentrer les gens et de les faire sortir sans se croiser. Les terrasses permettent de faire un certain nombre de réunions sans devoir être enfermés. Au vu de la distanciation demandée actuellement, tous ces espaces extérieurs et ces doublements de circulation sont un grand avantage.

 

Un grand merci à Nicolas Laisné pour cet échange très enrichissant et instructif et pour sa vision éclairée de l’architecture et de l’immobilier de demain. Nous espérons nos collaborations encore nombreuses à l’avenir pour bâtir, ensemble, l’habitat en bois bas carbone.

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4 juin 2020

[Les Jeudis de l’Archi] Jean-Michel Wilmotte : l’architecture et le design par-delà les frontières

 

 

Jean-Michel Wilmotte fait partie de ces architectes auxquels on doit un grand nombre de réalisations emblématiques. Incontestablement admiré, quelques fois critiqué, une chose est certaine : ses œuvres s’inscrivent dans les mémoires et les territoires par-delà même les frontières. Ses collaborations avec Woodeum ont, par ailleurs, donné naissance à des projets d’envergure qui marquent le paysage de la construction bois et bas carbone.

L’homme aux mille et un talents

Avec plusieurs cordes à son arc, Jean-Michel Wilmotte excelle tout autant dans l’architecture, l’architecture d’intérieur, la muséographie, le design et l’urbanisme. Doté d’une curiosité insatiable, l’homme aborde avec le même d’enthousiasme et la même ingéniosité les projets les plus haut de gamme comme les plus modestes. En 1982 déjà, l’ancien président de la République, François Mitterrand, faisait appel à lui pour l’aménagement d’une partie des appartements privés du Palais de l’Elysée. Ce sont sans doute là les premiers pas sur un chemin pavé de réussites.

Une collaboration naturelle avec Woodeum

Né d’une amitié de longue date entre l’architecte et les fondateurs de Woodeum, l’association de Woodeum & de Wilmotte et Associés a permis de réaliser plusieurs résidences en bois massif bas carbone. Le projet Quai de la Borde, édifié dans l’éco-quartier des Docks à Ris Orangis, est sans doute l’un des plus marquants. Et pour cause, ce bâtiment de 140 logements était, en 2015, le plus grand ensemble résidentiel en CLT réalisé en Europe. La résidence a été récompensée par le prix « Programme durable de l’Année des Trophées du Logement et des Territoires » et a été sélectionnée comme projet pilote du label BBCA (Bâtiment Bas Carbone). Pour la reconversion de cette ancienne friche industrielle, Wilmotte a imaginé une architecture qui s’inspire des grandes maisons mitoyennes, mêlant avec subtilité inspirations traditionnelles et contemporaines.

S’exprimant sur ce projet, Jean-Michel Wilmotte, expliquait :

« Nous mettons ici en œuvre une vraie écologie, celle du bas carbone. Cette écologie ne se contente pas de mesurer les économies d’énergie à l’exploitation, mais prend en compte le cycle de vie entier de l’immeuble, avec sa construction et son évolution. Et il n’y a rien de plus agréable que d’habiter dans du bois massif. Je suis très heureux et enthousiaste de cette réalisation.  « 

A Issy-les-Moulineaux, jouxtant l’éco-quartier du Fort, la résidence Epicea témoigne à son tour d’une autre belle collaboration entre Woodeum & Jean-Michel Wilmotte. L’édifice, composé de 23 logements, dévoile une architecture contemporaine coiffée par un volume en attique. Sa couture urbaine est à l’image de la ville et du tissu pavillonnaire contigu. Dès l’entrée de la résidence, le bois mis en valeur par Jean-Michel Wilmotte en tant qu’architecte, procure au visiteur ou au résident une chaleureuse impression et une sensation de confort et de bien-être.

En Île-de-France, les résidences que nous concevons et imaginons avec les équipes Wilmotte continuent de fleurir. On peut encore citer les résidences Hoya, à Issy-les-Moulineaux, et Petraea située dans l’éco-quartier de l’Arsenal à Rueil-Malmaison.

Une reconnaissance internationale

La liste des réalisations de Jean-Michel Wilmotte est admirable par sa richesse et son éclectisme. De Paris à Pékin, en passant par Londres, Amsterdam, Séoul et Dakar, l’agence Wilmotte & Associés mène aujourd’hui plus de 100 projets dans 29 pays. Pour ne citer que ceux-là, on pourrait évoquer, en France, à Paris, la rénovation de l’hôtel Lutetia, la construction du centre spirituel et culturel orthodoxe russe, la réhabilitation de la halle Freyssinet en plus grand campus de start-up au monde « Station F », ou encore la restructuration du Collège des Bernardins, récompensée par le Prix Europa Nostra en 2010. Il est, par ailleurs, le concepteur du mobilier urbain des Champs-Elysées. A Maranello en Italie, on lui doit le nouveau Centre de Gestion Sportive de Ferrari, tandis qu’à Amsterdam (Pays-Bas), il a signé l’aménagement intérieur et la muséographie du Rijksmuseum, qui a reçu le prix du Best European Museum en 2015. Toujours imaginée par Jean-Michel Wilmotte, la maison des Nations-Unis à Diamniadio, au Sénégal, est en train de sortir de terre.

Pour cet amateur d’Art, cet esthète à l’œil fin et aguerri, les projets abondent depuis des décennies et marquent son nom, en lettres d’or, parmi les plus grands de l’architecture française et internationale. Et c’est toujours avec le plus grand des plaisirs que l’architecte retrouve Woodeum pour imaginer et concevoir ensemble les résidences bas-carbone de demain.